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samedi 16 septembre 2017

Belle à Blanc







Je me souviens des murs en crépis blanc, ils étaient rêches et méchants, 
A trop les frôler j'étais en sang.
Je me souviens des gommages qui laissent sur la peau la sensation de la lave.
Celle dont le rouge flamboyant attire et repousse tout autant.

Je me souviens de ces moments où ma peau comme passée au papier de verre frémissait.
Et n'attendait que la chaleur de tes caresses.
Cette médecine douce que tes paumes avisées faisait glisser de mon cou à mes pieds.
Ces frôlements qui m'apportaient l'ivresse, que tu effleures ma nuque ou mes fesses,
que des tes doigts côtoient mon sein ou enfoncent leur pulpe au creux de mes reins. 

Mes sens dispersés, ma tête chamboulée.
N'être plus qu'un épiderme vitriolé, à l'acme de l'hypersensibilité.
Comme le magma qui glisse et s'immisce, me laisser fondre sous ces affriolantes palpations.

Comment penser que cet épiderme protecteur soit ainsi le vecteur, de sensations aussi puissantes que contradictoires. 
Dans l'obscurité l'intensité des émotions tactiles, n'a d'égale perception que l'étendu de notre imagination.
Emportée, enivrée, déboussolée, laissant à l'abandon de tes caresses mon corps dans son intégralité.


"Aussi Belle qu'une balle, et moi je n'attends qu'elle, oui mais autant 
vouloir se tuer dans son lit couché en espérant une balle perdue"


Le blanc virginal s'acoquine avec le mal, 
avec ce désir de mourir un peu,
un instant hors du temps, 
périr un moment, 
Se brûler à ce jeu,
se laisser éblouir par l'aveuglant,
la magie de ce fulgurant instant, 
avant de retomber dans le néant. 

Une balle à blanc pour mourir pour de faux, 
juste le temps d'aller touche le 7ème ciel, celui qui se loge en haut des rideaux.


La peau semble rêche, irritable au toucher, comme si toutes ses capillarités étaient à nues, elles aussi. Comme un organisme titubant sous tes divines paumes qui refont le dessin des courbes, des creux, de mon menton à mon bassin.








Jouons, une nouvelle partition, dansons dans les draps, 
mettons une raclée à nos envies.
Donnons à nos jours ce que nous a promit la nuit.








Comme une musique arythmique, nos corps midi, nos pulsions asynchrones imposent, disposent recomposent.

Suis moi, je te fuis, rattrape moi et je m'accroche à toi.



Taxi Girl
"Aussi belle qu'une balle" 









Je ne me lasserai jamais de Taxi Girl, c'est comme un voyage dans le temps, un élan, et de l'allant, ... enivrant, revigorant, excitant. Les cordes de cette voix sur un fil ténu entre l'adolescence et l'indécence. Ses mots si justes et déséquilibrés à la fois.




jeudi 20 juillet 2017

La Vierge Rouge

"La femme écarlate attend là, comme une vierge rouge" - Taxi Girl, Seppuku

La Vierge Rouge
Série : 
Echanges cul-cul-culturels dans la région du 7ème ciel.

Un soir, à main levée, d'un trait j'ai dessiné les courbes de la dame cuivrée.
Les reliefs du fonds répondent au semi mat cuivré du personnage.

L'envie d'entendre "Paris" de Taxi Girl, 
La toile, le tube à vidéos m'a proposé d'autres titres, 
et je me suis laissée emporter par la re-découverte de leur unique album "Seppuku". 
Les synthés qui sentent l'alluminium, le souffle dans le filet tendu de voix de Daniel Darc.

Quatre années avant le 3ème sexe des Indochinois, Taxi Girl aborde l'homosexualité féminine.
Trois années avant que la Madone fardée en vierge côtoie la sexualité dans le texte d'une chanson.

Les pensées troubles de l'écorché vif Daniel Darc se déroulent tout au long du disque.
Seppuku la version "noble" de l'Hara-Kiri. 
La mort, la grande pas la petite, que se donne l'homme à l'aide d'un tanto. 
Celui qui s'ouvrait les veines en première partie des Stranglers au Palace restera indéniablement la "Darc" side des tee-shirts fluos et du Sampa de Gotainer.
Précurseur dans l'encrage "aplat noir", il confiera à Yann de "Your Meat Is Mine" sa peau.
"Blackout tattoo", sur les bras avec le motif en défonce. 
Ironique quand on sait l'attrait que le chanteur avait pour les substances addictives.









Choisir un seul titre de Taxi Girl c'est se priver de tellement d'autres incontournables ... 
"Cette fille est une erreur", "Aussi belle qu'une balle", "Dites le fort", ... 




Je suis déja parti