jeudi 15 août 2019

My... Lord

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Après moi le grabuge ...
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Tes désirs font mon désordre,
Pendre encore mes jambes à ton cou,
Ma réalité dépasse nos frictions.

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C'est la foire quand on s'empoigne ...
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Et ça chauffe quand on se colle,
Pas à la colle, juste à l'abondance de se faire du bien,
A ce Seigneur, tous mes honneurs.

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Nos jeux sans demain ne sont pas si vilains ...
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Tant qu'on sait qu'on n'a rien à faire de cette petite affaire,
Jamais au pied du mur, les cinq à sept de midi à quatorze heures,
Le gentil démon de l'après-midi, l'échappé qui se fait la belle.

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A moi ta barbe, à l'autre la perruque ...
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Quand tu as tiré de ta main mes cheveux,
Qu'à cela ne tienne, si ce n'est qu'à un fil,
Il fait beau de te revoir.

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Tu fais le Baron pour moi qui fût Marquise ...
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Et de mes bottes j'ai fait mouche,
A discrétion en toute discrétion, nos récréations,
Pas de bile, ni de bille en tête, juste être à la fête.

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Me la couler et être douce avec toi ...
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Dans de beaux draps, ça et des bas de soie,
De toi je ne veux que la douce folie,
Prends ma peau, au feu les chagrins.

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Après, il faudra c'est certain tirer l'échelle ...
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Même si je rêve d'un Mars en Carême,
Comme entendu le tu autem,
A cela un jour nous mettrons un terme.





Edith Piaf
 "Milord"

"Il fait si froid dehors, 
Ici, c'est confortable, laissez vous faire Milord, 
Vos peines sur mon coeur, et prenez bien vos aises, ... 
Ta da da da da da  //// Ta da da da da da ////  Ta da da da da da //// Ta da da da da da ..."





Variations autour d'expressions, je vous vois venir bande de polissons !!!!

mercredi 24 juillet 2019

Incubus Palladium



Les hallucinations hypnagogiques s'invitent entre les interstices des micros réveils,
Nuits mille feuilles ou en tranches napolitaines,
Créneaux alloués par Morphée quand il est mal luné,
Jouant de l'atonie mécanique, la fourbe paralysie nocturne se convie aux nuitées.


Catin de l'obscurité qui vient de tout son poids peser sur la cage thoracique,
Incubus polymorphe qui telle la pieuvre, de ses tentacules annihile tout mouvement,
Quand la glycine se libère, les chiens volants se ruent sur la couche.
Rêve ou réalité tronquée, l'esprit ne cesse d'hésiter, jusqu'à se duper.




Hôte envahissant des parasomnies, il vient briser les ténèbres,
Hachant par le menu, faisant des heures indues de sommeil,
A l'endormissement surgit, s'immisçant avec fourberie dans la sommaire apraxie.
Se parant de l'éphémère immobilisme pour y installer l'effroi.

Glacer le sang, scier la gorge, le malfrat escamoteur de chimères,
Brigand roublard aux mille faux-semblants, s'amuse d'illusions,
Se débattre quand il s'abat desservira, panique d'un corps à l'inertie,
Telle la corde qui se tend et augmente l'étouffement.

Parfois si puissant que la peau elle même sent, l'ouïe entend,
Mais le muscle reste inerte, telle est son arme secrète.
La réalité devient suspecte, le cauchemar semble la vérité,
Seul l'affolement des globes oculaires peut délivrer.







Mystifiant si bien le réel qu'il, ou elle, trouble à l'extrême,
Toucher ce bras, qui ne me répond pas, étouffer des cris, qui ne sortent pas,
Te Parer de noir et me renverser, me voir me débattre sans pouvoir bouger.
Souffle coupé, et énergie dilapidée, enfin extirpée, retrouver Morphée est un combat,
Aux abois, de peur qu'il me guette, ou qu'elle ne revienne, qu'il s'impose encore et me malmène.


Crois moi je vais te mettre à pieds,
Tu dormiras à mes pieds,
crois moi je vais te dompter !
Oh oui je vais battre des cils,
mais non pour te séduire,
juste te réduire, et te détruire.








Inflatable boy Clams 
"Skeletons"




jeudi 18 juillet 2019

L'adieu aux larmes




D'un revers de main dans l'air repousser les murmures qui me parlent de toi,
Des petites voix sibyllines qui scandent tout bas, ce que je feins de voir en grand format.
En quatre tiers le film s'est lové sous mes paupières, il défile ...  se rembobine et repasse, 
Colorisé bien après, il reste séquencé et muet ...  je repeins les nuances de ce qui n'a pas été.


Enfoncer ma face dans les plumes, brûler ces écrits qui ne parlent que trop de toi.
De l'envers, de l'after sans apprêt, sans affect, de stuc et de panoramas fake.
Quand tout se fond dans le noir, seule ... la lunaison luit, un rectangle blanc parfois s'impose, 
Ma peau amnésique de la tienne pour autant que je m'en souvienne, les frissons reviennent.






Fantasmagoriques et chimériques images de nos partages rythment un sommeil inapaisé.
Elles affûtent mes sens à l'unique, abreuvent mes envies et broient mes illusions.
Au matin m'extirpant des draps, à petits pas, laissant entre couette et ersatz d'ébats.
Ce qui a été, un jour et pas d'autre, cette autre, et encore un autre mois sans prochaine fois.


L'eau s'écoule limpide, s'oppose à l'opacité de mes idées, cheminant de mes racines à mes pieds, 
Ne lavant pas la moiteur de cette anamorphose de réalité. Tu restes encore là.
Cette omniprésence d'absence pèse comme un manteau trop grand pour moi, 
Tel un sac lesté de pierres et de gravats qui m'accompagnera, pesant ... fashion-faux pas.






Alors, rire, plaire ...  jouer les filles de l'air, qui s'envolent et s'envoient, 
J'endosse une parure de joie, mais pas comme ces filles là, à elles je laisse tout le tralala. 
Je ne prends que le paravent à couper le mauvais vent et un zeste du rococo pour faire beau,
Mais l'air siffle autour de moi que tu n'existes pas, pas comme ça ! 


Que tout ceci n'est qu'un feu de paille qui bientôt s'essoufflera, que feu ce sentiment bientôt sera.
Définitivement décédé, d'une petite mort par accident domestique, une bévue, rien de sadique. 
Enfin asservie, cette rafale cessera, par la foudre du suivant, 
Par une bourrasque moins foutraque que toi. Abracadabra ! 






Un reste de lucidité arraché à mes débordements avides et volontairement candides, 
Qui dit que tout sentiment peut s'avérer morbide sans pour autant être contagieux.
Si seule, je sens parfois que L'autre manque sans que je sache qui il sera, 
Dans les entrelacs de mes pensées éparses, je sais que Lui ce n'est pas Toi.


Carcan de mon courroux, mon kevlar ajouré, corset aux guipures d'acier, 
Le feu sous la glace transpire le mièvre et le trop sucré, m'armer .... de patience 
Puisque tout est volubile, soluble et solvable, puisqu'une salve de langage brûle plus que la lave, 
Envoyer des punchlines le sourire aux lèvres, déguisée en dragonne et affublée de faux cils.








Castafiore au récital d'émaux blancs, lire la bonne aventure dans les bulles de savon, 
Exfolier ces écailles inutiles, exploser ma folie et être, .... naître enfin ... qu'un peu plus futile.
Flotter dans un Eden moins superficiel, écouter le débrief de mes brain-bas de combat, 
Plonger dans un océan moins glaçant que la céramique de ma baignoire, et y dorer mes nageoires.



Chris Cornell
"You Know my name"






Décor de Roger Rabbit Heart,
Costume musical Ducky C. Cornell
Avril 2018

samedi 16 février 2019

Il ... a ....




Il a,


IL a les bras du désir de s'y blottir,
IL a l'odeur qui incite à s'y lover,
IL a le sens du détail qui pousse à la faille,
IL a le mot qui ne sonne jamais faux,
IL a dans le grain de voix le velours qui laisse aphone,
IL a les épaules larges à s'en envelopper,
IL a les mains que je voudrais guider,
IL a les phalanges que je voudrais croiser,
IL a les yeux que je voudrais faire étinceler,
IL a le goût de la robe avinée, qui coule et émoustille les papilles,
IL a la douceur au delà de l'ours mal léché,
IL a le miel de mes pensées,
IL a les maxillaires que je voudrais des lèvres dessiner,
IL a le torse que je voudrais débrailler,
IL a le coffre que je voudrais entendre râler,
IL a d'être partout où je n'osais l'attendre,
IL a que je ne m'attendais pas à ça,




IL a dans ses absences mes rêves les plus intenses,
IL a de ne pas me lasser,
IL a ce savant mélange d'ami, d'amant et d'élégant,
IL a mes envies de tout oublier,
IL a d'être là depuis longtemps,
IL a l'aisance et la distance de celui, ...
IL a sans mot dire tout bon,
IL a de voir juste quand je m'ajuste,
IL a de quoi faire des envieux,
IL a de quoi être plus que précieux,
IL a le sauvage à dompter,
IL a les warnings de toutes mes attentions,
IL a le flegme de l'authentique rebel,
IL a la classe anglaise du rouleur d'américaine,
IL a qu'il laisse une indélébile empreinte, sans feinter,
IL a de quoi marquer au fer rouge mes souvenirs,




IL a le doux dans les moments graves,
IL a la pupille qui me fait frétiller,
IL a le sourire qui m'a chaviré,
IL a de me pousser là où je n'osais plus aller,
IL a à mon endroit plus d'un revers de manche,
IL a déclenché un crush à son approche,
IL a éteint mes peurs et sans reproche,
IL a absorbé mes doutes sans s'en douter,
IL a pulvérisé mes errances,
IL a à l'envie le jeu des phrases qui me font rire,
IL a les sons qui fusent bon,
IL a les références de bon ton,
IL a la timidité appropriée à la situation,
IL a chamboulé mes pensées,
IL a renversé mon sommeil,
IL a ....

IL n'a qu'un mot à dire,
IL n'a qu'à se servir,  ....
et
IL aura mes soupirs.





Tom Jones

"Help Yourself"







lundi 17 septembre 2018

Thunder Blind



Pas t'aimer toi, pas t'aimer toi, comme un mantra,
Ce jeu entre toi et moi catalysant mes émois, et moi, ...  et moi dans tout ça ?
Une bagatelle presque sans jouissance ou si ... parfois,
Toi et moi, quand on s'agace, qu'on louvoie.
Un divertissement brûlant, frôlant l'indécent, si friable et persistant.






L'un relance quand l'autre presque s'en va, un goût de reviens-y et d'échappe-toi,
Mais pour un like de toi,  je ne ferai pas n'importe quoi ...
Sans case, pas de cause perdue, pas de close, pas de contrat, qui vivra verra ...






Ton inconstance et mes silences, pas d'impatience, pas de pression,
juste un soupçon de frissons.
Un rien de manque pour faire envie, drôles et divines duperies.
Est-ce qu'on est quitte si je te double sans céder à ton tiercé et si un autre ravit mon trouble ?

Mes hashtags à déchiffrer, mes marqueurs en images-temps .... à suivre, ou pas.
A sa place, je ne serai pas mieux me sachant là, finalement je préfère ....
être là ... sans y être ...
A la tienne Joli Garçon du Canal, une tournée et l'addiction !






Agaçant le sapio profil, instruisant de tes vices, mais dans le salace jamais ne glisse.
Taquin, coquin, idiot de pacotille, tu le sais, tu me titilles, mais sans supplice.
Compliments, compliqués et un rien complices.
Tu m'amuses, je te fais muse, amusante, pas frustrante, juste attachiante et un rien déroutante.

Jouons des mots, tant que j'ai pas mal,  et tant qu'il n'y a pas de mâle en solo sur mon verso.
Allons-y franco dans nos tromperies de dupes, tu sais le dessous de mes jupes.
Je sais tes tenues de gala quand aux aurores le mahari's carmin s'évapore à quai.

Pas amants, on se chahute gentiment, ni maître, ni maîtresse, un brin de séant,
Un zeste de tendresse, la cession à la tentation, à l'envie, à l'attrait de l'interdit ...
qu'on s'est autorisé ne pouvant y résister.
Puisque tu voulais rester, je t'ai fait place, du velours comme au Palace bogosse-badass !






Double O pour notre premier contre, drôle d'endroit pour une rencontre.
Contre toute attente, ni Urgo, ni sur liste d'attente, l'ectoplasme vivant en quadrimestriel,
Protection rapprochée, je vais la jouer en pointillé, laisser filer ou m'envoler.

Tu as fait vibrer mon imagination et mes sens, gentiment tu m'as cuisiné,
Jamais barbant, au risque d'être erasé, cherchant la faille pour s'y glisser,
Cute amoureux et infidèle, joli toxic dont l'intelligence n'a rien d'artificielle.

Ravie de t'avoir rencontré, revu, perdu de vue et retrouvé,
Mais au risque de me cramer mieux vaut de ce jeu m'échapper,
m'évader avant, ...
Que les sentiments ne jouent au shibari et de t'avoir dans la peau.
Tu es incontestablement charmant, mais je ne suis pas un supplément.









Massive Attack 
"Unfinished sympathy"





jeudi 2 août 2018

Hush Now


Skip that lipstick ... 





Sur un parterre bleu Klein, au son de Mulligan glisser mes pas dans les tiens, encore une fois.
Cambrer mes reins entre tes mains quand Thelonius double les noires sans anicroche.
Sentir ton parfum se mêler au mien dans nos ébats et chantonner avec Ella.
Citer Billie quand tu reviens, pour que surtout tu ne m'expliques rien.
Booster le son de la trompette de Fruscella en jouant dans les draps.




Voir tes doigts frôler, s'acheminer vers le bleu, serpentant comme un train, et tes lèvres souffler sur Coltrane.
Croire au suprême quelques mesures de plus, cheek to cheek, toi et moi, chabadabadada ....
Sur les arpèges du Duke te laisser croire que tu es mon roi, juste comme ça.
Te susurrer que tu comptes plus que le temps d'un baiser sur du Baisie.
Pas de question sur demain, même si c'est flou, et peu honnête, quand Coleman s'envole en quartet.


"J'veux pas voir derrière puisque j'en viens, vivement demain, oh oui demain ..." *


Siffler de la Bud en duo quand Powell et Parker près de la cage aux oiseaux se jouent d'un duel.
Et quand l'autre Charlie effleure sa contrebasse de mes formes te laisser fracasse.
Et si tu dis "j'arrête", confisquer les clés et t'enfermer pour t'être cruellement sensuelle.
Te séduire encore une fois, en chantant les colombes de Sarah, le pays qui n'existe pas.





Que tu tâtes et palpes mon Art, mes toiles et mes tattoos, t'es à moi, tout à moi.
Et si my Taylord est avare de loving démonstrations, il n'est pas arch-cheap d'autres effusions.
Au stand-by préférer flotter avec Getz, me déhancher quand l'anche vibre, pour s'emballer fissa façon samba.
Laisse-moi être celle from Ipanema, être ta joie, et danser encore et encore avec toi.
Et si on avance avec Bill en tête, sans savoir ce que demain sera, c'est bon pour moi.
Ta face à la Ray Donovan, un petit air de Chet après ses dérapages, après les abus et le temps.
Enlace-moi pour swinguer comme un bebop et hallelujah, que sera sera,
Bring me back to life, comme un boulet de canon emporte-moi, là où Adderley résonnera.
T'as un bonus, une double accroche, qui me projette des Miles plus loin qu'aucun.
Pas Batman, mais un genre de Wayne qui m'évapore sans charter, un ticket, un shooter pour l'envol.
Piquant comme le peppermint, fais de moi ta Juliet, ou ta Julia si le Pavlov je déclenche en toi.
Doux et un rien élimé, consumé et ardent comme le velours d'une scène, brulé de whisky et de fumée nicotinée.





Ne quitte pas ma route Jack ! Toi, my Ray of light, l'eau coule sous les ponts, et pleurer des rivières à quoi ça sert ?
Te fredonner comme Dina, que je suis Mad de toi, Boy, I've got you under my skin, so deep, ma dope,  ma came, mon amphétamine, ma cocaïne.
Elle ne ment pas, l'euphorique substance qui vrille enchaîne et sublime, l'addictive blanche de la musique noire, c'était elle l'obsédante, elle l'héroïne.
Je veux que ça scat à envoyer la lune au delà de l'arc en ciel, être en substance cette transe, cette irrépressible envie dans tes veines.
Top là, give me five man, ou je prends définitivement le large en sautillant sur l'entrainant Brubek, promets, sans quoi à quai je te laisse et je me calte.
Sers-moi fort quand les basses vibrent dans la voix de Louis, que je brille comme les chromes des cuivres luisent.
Redis-moi que tu ne m'oublieras pas, et comme il est cool d'être avec moi.
Comme Doris, oublier, mais day by day, t'être unforgettable, indélébile voire indispensable.
Fatale comme la fièvre que tu invites en moi, te boire à la lie, mais pas comme le lilac tree.
Plutôt sous le sycamore tree, dream a little dream of me, make me sway, make me sweat, be sweet, dance with me ...







Sorry, so sorry,
but my heart belongs to my daddy.



"Lullaby of Birdland"
Sarah Vaughan





* "Les Yeux ouverts" Enzo Enzo

mercredi 27 juin 2018

Or-Ne-Ment


A toi ma douce rêveuse dont l'estomac est moins grand que le coeur, mon sentimental rossignol, mon impatiente si fidèle. Ma compagne de nuits rebelles, ma Piaf qui prend son envol. A nos CPUSDG, à nos soirées Delete, à nos tragédies lilliputiennes, à nos sommets personnels. A nos rires infidèles, à nos coeurs sans raison, à nos debriefs improbables, à nos mots crus de culs et de peines.
A nos fiches et à nos hugs de cuisine, à ces tonnes de kleenex, aux after sexe.
A nos conquêtes, à nos quêtes, à nos nouveaux jours.



Est-ce frôler l'impudeur que de faire offrande de parcelles de soi en kit ?  Quand au milieu d'orpailleurs de pacotille, on cherche et l'on croit percevoir autre chose que de l'entre-soi.
Arme toi d'humour pour trouver peut-être un semblant d'amour ou juste un ersatz un peu propre.
Pars en chasse, ici on te fera la cour, mais pour la sincérité, c'est au burin qu'il te faudra forger. Dans les tréfonds de l'application, comme pour le pailleteur les pépites auront souvent grises mines.
Pour briser l'ultra moderne solitude, c'est dans la poche. Un match et ça repart !
Au banc d'essai quand tu fais une touche, les paris sont ouverts, tomberas-tu sur un flambeur ou sur un turfiste amateur ?




A l'aventure dans la Swipe Sphère Power, les serial baiseurs et les belles de jour se tournent autour, dans l'antre du foutre et du téton facile. Par voie d'écran tactile, l'accès quasi direct et sans affect à l'easy baise. Si ce n'est qu'un ficaire, il fera peut-être aussi bien l'affaire, tout ce qui brille n'étant pas le plus pur ici. Ni même ailleurs, soyons claires nous ne sommes nous mêmes plus de blanches oies.

Ainsi soit-il, alors croisons les doigts.
Amène ton ironie, elle te sera bien utile ici, quand tu te demandes "mais où est-IL donc ?".
Hors nique ? Car il ne s'agit souvent que de ça, moult propositions on te fera, mais pour la coordination, tu repasseras.

Et pourtant, on s'accorde à s'enflammer, tel le pompier pyromane, tête baissée fonçant avec absurdité et autant de fac-similés.
Tous des "occasions", ayant déjà servis, déjà sadiquement éconduits, refoulés ... L'inconduite étant parfois la monnaie pour la pièce rapportée. Donner le change de la dépravation, comme une petite vengeance par pro-cul-ration. A nos âges, on vient tous avec des bagages, des histoires qui finissent mal dans nos malles, des cicatrices sous les fards, des maux sous d'autres mots. Dans nos placards des cadavres de love affair et une belle trouille de rejouer.




Avec frénésie pourtant, on alimente le brasier, on embrase de virtuels baisers, au risque de se faire flouer. On biaise si on détecte un similor s'épancher, un bain d'or colloïdal à nos envies serait plus approprié.
Qu'il redore notre blason de mots fleurant la flagornerie, c'est toujours ça de pris !
Affublée d'une armure de simplicité pour masquer la duplicité, Clarisse un jour te dupera ... si tu crois que nos encéphalos sont plats mon gars : tu dineras froid !
Sous l'apparente désinvolture se cache une Geisha outrée d'apparaître décoiffée, un syphon dans l'estomac quand la proie ne cesse de chasser, tel est le revers de la modernité qui en fin limier t'autorise à pister.

L'incandescence des sentiments n'a de bienséance qu'après les faux-semblants. Quand les masques sont tombés alors salacité et duperie peuvent aller se rhabiller.

C'est à nu, qu'offertes aux doux bouleversements, nous pétent à la tronche des rêves de romantismes aussi ardents que gluants.
Tamiser les lumières pour briller dans ses yeux avec l'espoir qu'une flamme énamourée y fasse sa couche. Pour que la coucherie ne soit pas sans lendemain pour qu'il y ait d'autres matins.
Pour que la concupiscence cesse de rimer avec absence, pour ne plus se sentir jetable et ne pas le traiter de minable.




Des lustres à gober du Charmant et de la Princesse qui regardent ensemble au loin au son de potes de petites tailles s'égosillant en allant au turbin, et ne venant pas de chez Merlin.
Et même si, on n'est pas très collant-opaque-blanc sur mollet masculin, et qu'on sait bien qu'il sera davantage transport urbain que chevalin ...
Rien n'y fait, ni menace, ni prière, tu crois l'éviter, il te tient, ... t'as pas vu venir le vautour et vlan dans ta gueule ! C'est toi la proie !
Comme de bien entendu, cocue, jamais revu, disparu, les conclusions sont toutes en U et tu tombes des nues.

Inventaire, questions.
Remonter tout de suite dans le train, raccrocher les wagons ... épousseter sa déception ... oublier ou faire comme la dernière des crevures qui aura froissé ton myocarde d'une simple oeillade ?

Same player play again !

Nous en revenons toujours à nos bons sentiments, quand on dresse nos bilans. Drapées dans des costards de blasées, on n'est dupe que ce qu'on veut ignorer.
Qu'il est sinistre d'enchaîner les maillons des déceptions, d'allonger à foison des visages aussi vite oubliés, de fesser des séants à la chaine sans en passer par l'essentiel.
De souiller son cul à trop le donner, de salir sa langue dans tant de bouches que les prénoms finissent par se répéter.
De consommer du cul comme on va chez le boulanger*, de séduire à la volée, de s'écarter trop docilement et de pénétrer si facilement.
Alors de ces superettes à la nuitée aisée, en faire des fou-rires, n'en retenir que les improbables profils, et jouer autant à face que pile, mais rester soi, précieusement alambiquées, notre bouclier contre les détraqués.

Et puis espérer que la perle rare tu as enfin trouvée.








James Delleck 
"Oui Mais"








* Auteure NoGlu