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samedi 2 décembre 2017

Un seul L pas 2

L : une aile, 
Comme : Elle ou El, 
Un seul L à ce prénom, 
Volubile parfois, 
Versatile par choix ou pas.

Le bleu pétrole, "comme tes yeux", quand il fait moins gris dedans, et que la rétine n'est pas charbon. J'ai lâché les fards nom d'un chien, et comme un lapin éblouie, les yeux rougis par le rosé, à nu je me suis dé-pixelisée. Ma gueule pas bégueule pas filtrée.






Je t'ai parlé de cette traversée. Comme elle était lisse avant la belle bleue, et combien boire la tasse fut amère. Echouée comme un volatile mazouté, ni voler ni même piétiner. 
Stagner comme le plat d'un étang, dans cette paralysie malodorante. 
Errer et trouver dans la matière, dans l'art et la manière, de voir au delà du néant. Quand il fait froid dedans, quand la nuit ne connaît que le blanc.




La vitrine n'affichait pas la couleur de mon petit magasin des horreurs. 
Exposer, exploser, explorer.
Mes crayons d'humeurs et ma gouaille en tube, attiraient les regards vers un leurre bigarré qui feint de toujours se marrer. Dont l'imagination débridée t'a fait tilter, références musicales et humour à deux balles... Ma folie douce, mes humeurs enchantées que je poste à qui veut liker.





L'envers du stuc je t'ai offert, Open bar sur l'arrière cour de mes galères, strip-tease verbal et confidences en pointillés. Tomber les masques, dévoiler la face B, le Bonus track, celui qui n'est jamais vraiment achevé. Quand la mise à plat n'est pas remixée, ni masterisée.






Ce que je tais, ce que je dis, 
Ce que je vis, ce que je fais, 
Ce qui brûle et m'éteint à la fois, 
Ce que je consomme et qui me consume, 
Ce que je cherche et ne trouve pas,
Ce que je ne cherche plus et sur qui je tombe.

A demi-mot je n'ai que peu dit, trop de maux s'invitent encore pour bâillonner les vraies envies, la sotte peur du chat meurtri qui craint la caresse de l'eau sans vie. 
De l'asphalte brûlant et gluant s'extirper, et revoir enfin combien une mer peut être belle et bleue même et surtout déchainée.





Sisters Of Mercy
"Temple of Love"








On était joyeux, les yeux plein de suie, les cheveux de jais défiant l'apesanteur. 
On dansait à La Sébale rue Gramont dans les fumées artificielles qui montaient jusqu'au  balcon de ce lieu rococo. Pour faire nos malines on portait des gants de satin blanc qui plissaient au dessus de nos coudes alors que les autres étaient couleur corbeau. 

jeudi 23 novembre 2017

PP - Pay the price

Chutes, shut, 

Il y a ceux qui traversent les tempêtes et que rien n'arrête, et puis les plus fragiles, sur qui parfois les grilles se ferment. Dans l'enclos, il faut cracher son amertume, son fiel, vomir son chagrin, se refaire une santé, une apparence, un chemin.
Dans ce joyeux melting-pot d'abîmés, il y a toujours de la beauté à qui sait regarder. Des êtres défaits mais surprenants, des corps blessés mais viscéralement entiers. 

Là bas pas de triche, le Black dog ne se terre pas dans sa niche. Il reste au pied du lit, là ... tapis.
Si la pharmacopée peut temporairement vous assommer, il sera alerte au matin : LUI.
Le cocktail n'a rien de festif, il va plomber vos mâchoires, faire trainer vos pieds.
La bête est fidèle et très attachée à votre inconfort.
Il va vous falloir du temps pour la dompter, la dresser à rester docilement au fin fond de vos pensées, qu'elle cesse enfin d'aboyer, de rugir et de gronder. Qu'elle renonce à déchiqueter tout pour s'amuser de vous voir plier, sombrer.
Ils vous le diront en arrivant, il faut être : patients. 







Chacun dans son petit compartiment, avançant à son temps.
Il y a cette figure dans le miroir qu'on regarde évoluer, se transformer. On ne se reconnait pas, pas tout de suite, pas vraiment. On se rencontre parfois, on se perd, on se retrouve, on est souvent las. 
Il faut enlever toute la suie qui vous noircit les idées, démaquiller ses rivières de larmes, ce mascara qui a trop coulé. Inscrire sur son faciès les lettres de noblesse d'un sourire retrouvé, oser déployer sa gorge pour exploser, de rires ou d'impuretés.






Petit à petit on se redessine. A l'instar de ces douleurs parasites, un jour on re-découvre ses zygomatiques, et puis il y a ce corps que l'on voulait voir passer à trépas. Moins pesant plus présent, on redevient conscient, dans l'ici et maintenant, on s'attache à ce moment, celui que l'on vit vraiment.

L'échine n'est plus arc boutée, la colonne s'emplit d'air, le plexus s'aère et redevient solaire. 
D'un déchet calciné, on modèle de l'acier trempé. Et même si on ne vise pas le haut du pavé ni la tête d'affiche, l'or que l'on va puiser sera bien plus payant qu'une parure de diamants. A la recherche du parfait habitat de soi, où chaque victoire sur ces infimes combats est un pas de géant. 

A qui n'a pas été plombé il est difficile d'expliquer, impossible parfois de se faire entendre. Double peine que de devoir encore et toujours expliquer que ce n'est pas un mal-être passager, que c'est bien une saloperie de maladie qui vous ronge le jour et la nuit. 
Que c'est un combat, une lutte, qu'il faut s'acharner pour ne pas finir décharné. Que parfois ce qui semble aux autres si facile vous est juste impossible.

Chacun de ces êtres meurtris brillaient bien plus qu'ils ne le pensaient.




Derrière les claustras design les burn-outés du monde moderne, les peines, les folies, les perdus, les égarés, les vices cachés, les addictions, les pertes de repères, les cris, les sanglots, ...

Ce jeune homme à qui la corde avait laissé la vie mais ôté l'esprit. Ce titan de plus d'os que de chair qui à fait taire son tyran en le suicidant. Celle au regard si clair et presque totalement déficient qui peint pour les voyants. Cette gothique à l'humour caustique. Ce beau jeune homme trop brillant qui souffrait de ce sur-quotient. Cet adolescent préférant la narcolepsie à la vraie vie. Ce feu éteint par un crétin N+1. Ce dirigeant incapable de retrouver son chemin. Celle qui m'appelait La Diva, Queen de la Paranoïa. Celle qui voulait prendre sa voiture pour descendre du 4ème au 2ème étage dont la balafre sur le cuir chevelu n'augurait pas un si beau voyage...

Des larmes de gamin à qui ne croit plus en rien et se fiche bien de s'afficher déboussolé. 
Des rires nerveux et des hugs chaleureux, un moment hors du temps, une parenthèse pour ouvrir une autre histoire...

A elles, à lui, à eux. 



"You only live twice"
Nancy Sinatra


dimanche 22 octobre 2017

Yola TongueGo


Fais moi tanguer, 

Qu'elle crépite comme le Tang sur ma peau,
Ta langue qui me fait tituber.






Qu'elle s'invite encore sur mes flancs, 
s'aventure et trace des lignes imaginaires tout le long de ma chair.
Lèche mes lèvres et mes incisives, avec elle je suis permissive.
Je lui offre et lui promet, la désire et lui alloue mes soupirs.
Elle m'enivre et me fait chavirer.

Je te laisse jouer, tu sais me deviner.
Je la laisse faire, elle sait me plaire.






Entre mes dents elle vient m'agacer.
Elle s'invite et me délite.
Elle sait être douce et intrusive,
Son velours, sa caresse évapore tout autour.

Elle ne parle par d'amour, ne dit jamais "toujours".
Elle dit "désirs et plaisirs", mes réponses sont des soupirs.
Elle me titille, j'émoustille ses papilles.
Echanges de bons procédés que sont nos baisers.

Séduite par ton verbe, c'est elle qui me fait plier, me cambrer.
Elle dit "Magnifique", je réponds "J'adore".
Et tu dis "Encore",
Etudies moi encore.
Elle subodore et prend mon corps, je m'en délecte.
Sur ses traces des frissons,
la fluidité de son parcours séquence ma respiration.





Si elle explore, si elle adore,
elle revient toujours à ses premières amours.
Elle ne peut se passer de revenir encore jouer des délices de la mienne.
Avide de cette complice.
Comme deux derviches synchrones qui s'entrainent réciproquement,
Elle revient à ma bouche inlassablement.

Les sons qui viennent ponctuer son cheminement sont celui de l'amant.
Râles de plaisir, mots de désirs.
Empressements ou délectations,
Il laisse aller ses impulsions, ses égarements sont mes cheminements.





Faith No More
"Evidence"







Toute ressemblance avec un personnage existant ou ayant existé 
serait ou pas une coïncidence. 


jeudi 27 juillet 2017

Phosphore & Sens


Toile noire brute, peinture fluo texturée.

Phosphore & Sens
Série :
Echanges cul-cul-culturels dans la région du 7ème ciel.

Le désir, 

Que le grain de ma peau s’affole sous tes mains,
Qu’elles redessinent la courbe de mes reins,
Que les frissons prennent possession de mon épiderme,
Quand tu approches de mes seins.
Que le feu de tes baisers fassent de mon corps un ardent brasier.
Que la Vénus cachée sous tes caresses renaisse,
afin de rallumer l’indispensable matière première dont je suis composée.
Que mon corps s’éclaire comme la matière exposée à la lumière quand la nuit vient à tomber.
Que l'envie te tienne éveillée, que les soupirs soient l'unique musicalité de nos entrailles.

Quand l'obscur objet du désir vous fait vasciller, 
Quand vous ne le voulez voir que scintiller, 
Que vous voulez le titiller, le mordiller.
Que sous vos mains vous souhaitez sentir les pleins et les déliés d'une chair troublée,
Qui se pare de creux et de monts, qu'ils soient Vénus ou Apollon.

Quand le désir charnel vous rend plus belle, 
Quand perle la sueur sur son torse, qu'il boit celle qui frôle mon coeur.
Quand la nuit n'a pas de fin qu'elle recommence au petit matin.